Cadran solaire du Tarn : Mazamet 23

131 Mazamet Rouanet double cadran horizontal et a chapeau filtrant1Inventaire des cadrans solaires du Tarn.

Cadran solaire de la collection Rouanet à Mazamet dans le Tarn (81).

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Cadran solaire Benoit Mazamet Tarn.Cadran à Double cadrans solaires, chapeau filtrant et horizontal,  réalisés par Emile Rouanet. Collection Jean René Rhor. Photo extraite du livre de Jean René Rhor « Les cadrans solaires Histoire Théorie Pratique »  aux éditions Oberlin Strasbourg 1986.

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Emile Rouanet

Horloger de formation, cordonnier de métier, Emile Rouanet s’est passionné pour la gnomonique à la retraite. Elève de Jean René Rhor, il a réalisé une multitude de cadrans solaires d’une très grande finesse de facture, digne de l’horlogerie. Le livre de Rhor sur « Les cadrans solaires » expose une quinzaine de ces œuvres, c’est dire la reconnaissance de l’auteur sur ce gnomoniste de valeur. Certaine de ces pièces sont uniques dans leur réalisation, leur auteur ne les ayant formulé que sur papier, comme l’analemmatique d’Antoine Parent.

Tous les cadrans d’Emile Rouanet seront ornés d’une devise, le plus souvent en latin. Il réalisera ce travail avec entre autres la complicité de l’abbé Cugnace.

Emile Rouanet est décédé en 1983.

Les cadrans à chapeau filtrant.

Le cadran à chapeau filtrant est constitué d’un fût cylindrique vertical entouré à sa partie supérieure par une sorte de rebord de chapeau circulaire dont l’ombre trace sur le cylindre une cour d’aspect parabolique, qui est symétrique par rapport à la verticale du Soleil. Le sommet de la parabole marque les heures. Au cours de la journée, la courbe garde sa forme générale, mais elle s’aplatit au fur et à mesure que les heures du jour sont plus éloignées de midi.

Dans l’intervalle entre le lever et le coucher du soleil, son sommet décrit une courbe qui prend la forme d’une chaînette accroché sous le rebord du chapeau et tourne comme un collier autour du cylindre. Avec les variations de la déclinaison du Soleil, ces chaînettes montent ou descendent et marquent les courbes de déclinaisons, exactement comme les arcs des signes des cadrans classiques. De plus, pour chaque déclinaison, le sommet se trouve aux différentes heures du jour dans un certain azimut, de sorte que les lignes horaires peuvent être gravées.

En théorie, ce cadran peu parfaitement servir, mais le point haut exact, n’est pas facile à reconnaître. C’est la raison pour laquelle Athanase Kircher (jésuite allemand vers 1646), propose de pratiquer dans le style-chapeau des entailles radiales très rapprochées où les rayons du Soleil ne peuvent passer que lorsqu’une entaille se trouve à la verticale de ce dernier. Le sommet de la courbe est ainsi identifié par une petite entaille de lumière dans l’ombre. C’est là l’origine du nom de cadran à chapeau filtrant.

Didier Benoit.